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  • Investiture socialiste : Au revoir, au revoir… Présidentielle!

    L’émission « A vous de juger » présentée par Arlette Chabot le soir[1] des primaires socialistes m’a rappelé le débat organisé le 14 avril 2005 par TF1. A l’époque, il s’agissait de réunir des jeunes face à Jacques Chirac, ce dernier étant en charge de répondre à leurs questions et de défendre la Constitution européenne. C’est ainsi que 7,4 millions de téléspectateurs (30,8 % de part d’audience) furent témoins d’une réplique du président de la république qui, confronté à un désenchantement patent pour l’Europe actuelle et sa perception au quotidien, avoua : « Je ne vous comprends pas, cela me fait de la peine ».



    [1] Jeudi 16 novembre 2006 sur France 2.

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  • Ségolène Royal accusée de harcèlement moral

    Olivier Chupin, directeur du Fonds régional d'art contemporain (Frac)  de Poitou-Charentes, accuse Ségolène Royal en sa qualité de présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes et de présidente du Frac « d'avoir porté atteinte à sa dignité ainsi qu'à sa santé physique et mentale en étant à l'origine de la dégradation de ses conditions de travail »[1]. Dans le quotidien régional qui relate cette affaire, l’avocat d’Olivier Chupin, Me Daniel Lalanne, déclare au sujet de son client : « Au lieu de s’en séparer honnêtement, on a décidé de l’écoeurer pour qu’il démissionne. » Le 28 janvier 2006, la présidente aux multiples casquettes, lors de l’annonce du déplacement du Frac en pleine campagne alors qu’il était prévu qu’il soit transféré à Angoulême, affirmait que son directeur n’était « pas l’homme de la situation pour assurer cette mutation » alors qu’il est à ce poste depuis 1989.



    [1] Sud Ouest, mardi 7 novembre 2006.

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  • L’ordre juste issu du chaos politique

    La semaine dernière a été l’occasion d’une joute politique par médias interposés digne d’une chamaillerie de collégiens. Et encore je me demande si ce n’est pas faire offense à l’intelligence des collégiens que d’affirmer cela. En visite à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy a promis « l'ordre juste » à des chauffeurs de bus s'inquiétant de la multiplication des agressions dans les banlieues. Le ministre de l’intérieur en profite pour s’attribuer la paternité de l’expression en soulignant que « Ca fait bien longtemps que j'ai employé ces mots ». Mais il se trouve que cette formule est un des slogans de campagne de Ségolène Royal qui, vexée par cette spoliation, n’a pas manqué de répliquer que « le résultat de la politique actuelle, c'est le désordre injuste ».

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  • Les incohérences de Ségolène Royal

    A la veille du Mondial de l’automobile de Paris, le gouvernement a annoncé la mise en place dès 2007 de pompes à essence vertes fournissant du biocarburant, plus précisément l’E85. Ce dernier est un carburant comprenant 85 % d’éthanol et 15 % d’essence, dont le prix devrait être, au kilomètre, « assez proche du prix du gazole » d’après le ministre de l’Economie Thierry Breton. On pourrait se réjouir, comme Mr Breton, du « lancement de ce nouveau carburant dans l’intérêt du pouvoir d’achat des Français, de notre indépendance énergétique, et de nos filières industrielles », ou comme le ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau , du fait que « les biocarburants permettent de lutter efficacement contre l’effet de serre ». Mais tout n’est pas si idyllique dans cette affaire.

    En ce qui concerne le pouvoir d’achat, il faut savoir que non seulement les modifications techniques nécessaires à l’utilisation de ce carburant vont amener un surcoût à l’achat, mais aussi que les voitures à l'E85 consomment 20 à 30 % de plus de carburant que les modèles essence. Donc si ce carburant vert se trouve être aussi cher que le gazole, mais qu’il faut en mettre un tiers de plus pour faire le même nombre de kilomètre, je me demande bien où est l’intérêt en ce qui concerne le pouvoir d’achat… ?

    Tout le monde s’accorde pour dire que si malgré un coût supérieur le grand public plébiscite ce nouveau carburant, la production nationale de betteraves, de blé ou de canne à sucre n’y suffira pas. Il faudra donc faire appel à des cultures étrangères, ce qui relativise l’indépendance énergétique annoncée. Sans compter que « la quantité de grains permettant de remplir un réservoir de 4 x 4 d'éthanol peut nourrir un homme pendant un an », comme le précise l’analyste environnemental Lester Brown dans le magazine Fortune daté du 16 août 2006.
    Au sujet de la santé de nos filières industrielles, et donc de ce patriotisme économique que les membres de la majorité nous ressortent à chaque occasion, je ne peux m’empêcher d’être sceptique devant cet argument quand on sait l’annonce de la mise en place du biocarburant à l’échelle nationale est inspiré du rapport intitulé « Flexfuel 2010 » dont l’auteur, Alain Prost, est un français qui vit en Suisse…

    De plus, si l’utilisation du biocarburant permet de lutter contre l’effet de serre, les produits phytosanitaires employés pour les cultures contribuent à empoisonner l’environnement. Selon les analyses collectées en 2003 et en 2004, l’Institut français de l'environnement (Ifen) met en évidence le fait que l’on retrouve des pesticides dans 96 % des cours d'eau et 61 % des eaux souterraines du territoire. Le jeudi 21 septembre 2006, c’était au tour du Fonds mondial pour la nature (WWF) d’annoncer que « les tests ont découvert des substances chimiques synthétiques potentiellement nuisibles dans tous les échantillons analysés : des phtalates dans l'huile d'olive, les fromages et les viandes, des pesticides organochlorés interdits dans le poisson et la viande de renne, des muscs artificiels et de l'orgatine dans le poisson, et des retardants de flamme dans les viandes et les fromages ». L’organisation se dit très préoccupée par les effets potentiels à long terme des substances chimiques, même à faibles doses, dans le régime alimentaire, surtout chez les femmes enceintes et les jeunes enfants.

    En vérité, l’instauration de ce biocarburant n’est qu’un prétexte pour faire évoluer l’opinion sur un autre sujet, comme on pouvait le déduire à la lecture du Monde en date du 24 septembre 2006. Pour remédier aux problèmes liés à la « production en masse », Michael Raab, chimiste américain de son état, « promet d'augmenter de 50 % le rendement de la production d'éthanol à l'hectare de maïs cultivé tout en réduisant de plus de 20 % les coûts de transformation » en trouvant le moyen « d'"optimiser" génétiquement un plan de maïs afin d'en tirer le maximum de biocarburant, en l'occurrence du bioéthanol ». Le développement du carburant vert est ni plus ni moins le moyen de rendre inéluctable la culture des OGM dans les mentalités et sur nos terres.

    Une majorité de français est contre les OGM et désire un avenir moins pollué. Evidemment, Ségolène Royal qui n’est jamais en retard pour calquer sa politique sur les sondages a déclaré que « s’il y avait une fiscalité écologie extrêmement faible sur tous les biocarburants cela permettrait de lutter contre la pollution, l'effet de serre et le réchauffement de la planète » lors du lancement en gare de Poitiers d'une expérimentation de TER roulant aux agro-carburants le 13 septembre 2006. Quelques jours plus tard, à l’occasion d’un discours devant des militants le 1er octobre à Guingamp, la candidate à la candidature socialiste a dénoncé « l'agriculture intensive destructrice d'environnement » et a rappelé vouloir interdire la culture d’OGM en plein champ.

    Ce n’est pas rendre service aux français que d’user de flagornerie en reprenant stricto sensu toutes leurs opinions dans des postures politiques qui mises bout à bout n’ont aucune cohérence. Nous venons de voir que l’on ne peut pas annoncer en même temps du biocarburant pour tout le monde, une meilleure qualité environnementale, une agriculture raisonnée et la limitation des OGM… à moins de faire pratiquer ailleurs des méthodes que l’on ne veut plus voir chez nous. Un jour les électeurs s’apercevront que certains des engagements en caches d’autres moins avouables, ou sont contradictoires et donc inapplicables. Et ce jour-là, c’est un désappointement terrible qui frappera une société dont le candidat qui a menti pendant sa campagne n’aura plus la moindre espèce de crédibilité une fois élu lorsqu’il devra expliquer ses revirements inéluctables ou ses futures prises de position. La « démocratie participative » de Ségolène Royal n’est qu’une méthode électoraliste qui va contribuer, une fois de plus, à déconsidérer la démocratie et la politique aux yeux des citoyens.

    Pour ma part, je propose dans mon programme pour la présidentielle 2007 (disponible sur www.fabricerestier.info) de mettre en place de manière progressive et obligatoire le processeur multi-carburant GEET de Paul Pantone, que l’on appel communément le moteur à eau, et qui peut réduire la pollution jusqu’à 85 % avec un mélange de 80 % d'eau et 20 % d'hydrocarbures. Il sera également nécessaire de lancer une politique de réglementation et de grands travaux pour promouvoir une énergie alternative au nucléaire et qui, selon le cas, remplace ou ralentisse la consommation des énergies fossiles pour à la fois diminuer la pollution et l’effet de serre, mais aussi pour faire chuter les cours du pétrole afin de baisser les charges de tous les domaines d’activité qui en dépendent, et ainsi relancer la machine économico-social nationale.

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