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Mélenchon digère mal le Halal

mélenchonDans l'émission dominicale "Le grand rendez-vous" (voir la vidéo dans l'article intégral), poussé à bout par Jean-Pierre Elkabbach qui voulait en savoir plus sur ce que pourrait devenir la viande Halal en France sous Mélenchon, ce dernier déclara : « Je refuse de répondre, ça ne m’intéresse pas ! » 

Un candidat à la présidentielle qui refuse de parler, ça ne vous rappelle rien ?

Il est quand même curieux le traitement de l’information dans ce pays selon que l’on est étiqueté à l’extrême gauche ou à l’extrême droite par la médiacratie. Lorsque Marine Le Pen décida de ne pas prendre langue avec Jean-Luc Mélenchon dans l’émission « Des paroles et des actes » du jeudi 23 février 2012, elle fut la risée des faiseurs d’opinion qui ne manquèrent pas l’occasion de condamner son attitude sous tous les angles. Mais lorsque Jean-Luc Mélenchon décide de ne pas répondre à une question, les images qui pourraient relater l’incident sont raccourcies opportunément[1], et les articles sont du même acabit[2].

Alors je vous propose de découvrir, par le biais de cet extrait vidéo de moins de quatre minutes, ce qui s’est passé après que Jean-Luc Mélenchon se soit énervé comme il a si souvent l’habitude de le faire. C’est ainsi que poussé à bout par Jean-Pierre Elkabbach (Si, si !) qui voulait en savoir plus sur ce que pourrait devenir la viande Halal en France sous Mélenchon, ce dernier déclara : « Je refuse de répondre, ça ne m’intéresse pas ! »


Mélenchon digère mal le Halal

Sans en venir sur le fond des thèmes abordés, on ne peut que s’indigner lorsque l’acharnement sur l’une (Le Pen) n’a pour pendant que la mansuétude avec l’autre (Mélenchon). Sur la rive droite, chaque parole sera passée au tamis de la suspicion par les donneurs de leçon. Alors que sur la rive gauche, les mêmes critiques mettront en avant les formules et les postures, cette écume qui empêchera l’électeur de percevoir distinctement l’idéologie qu’elles recèlent. Mais que chacun se rassure, la différence de traitement médiatique de ces candidats dépend simplement de leur niveau dans les sondages et de leur capacité de nuisance vis-à-vis des pouvoirs en place, qu’ils soient financiers, économiques ou politiques. Mais dans une sorte de complicité malsaine, les éditorialistes pourraient laisser croire qu’aux ennemis de leurs ennemis du moment ils peuvent tout pardonner. Voilà de biens tristes apprentis sorciers dans le domaine de la manipulation de l’électorat.

mélenchonIl suffit de constater qui Jean-Pierre Elkabbach invite en général, et l’on comprend pourquoi il est classé parmi « les nouveaux chiens de garde[3] » du système en place. Il ne s’agit donc pas de venir à son secours, mais de démontrer qu’il n’est que l’un des arbres qui cache la forêt de la majorité d’une profession. Qu’ils se taisent ou qu’ils en fassent des tonnes selon le cas, les médias contribuent à préserver le statuquo en atténuant tout risque de (véritable) rupture qui pourrait remettre en cause une structure sociétale dans laquelle ils sont eux-mêmes partie prenante. Quelque part ils sont semblables au candidat qui ne dit mot : ils préfèrent le silence alors que la réalité confond leur conception idéalisée d’une société au bord du précipice.

Un candidat élude donc ce qui le dérange et l’opiniocratie regarde ailleurs, alors qu’elle avait fait exactement le contraire la semaine précédente pour un autre candidat. Reste à savoir quelle sera l’élection qui démontrera par ses résultats qu’à un moment donné nos nouveaux maîtres à penser ont un peu trop pris leurs disciples citoyens pour des cons…


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